Joey Barrington
11-4, 11-9, 14-12 (31m) [4] James Willstrop (Eng)
[Q] Steve Coppinger (Rsa)
7-11, 8-11, 11-3, 11-8, 11-4 [5] Adrian Grant (Eng)
[5] Adrian Grant (Eng)
11-4 9-11 11-6 11-5
[2] Amr Shabana (Egy)
[Q] Simon Rosner (Ger)
11-2, 11-3, 11-7 (23m) [2] Amr Shabana (Egy)
Tournament Programme :
Mardi 2 février :
14.00
Draw at Linköping Squash Center
16.30, 17.30, 18.30, 19.30
Total 8 matches, 4 matches each at Linköping Squash Center and
Norrköping Squash Center
Mercredi 3 février :
17.30, 18.30
4 quarterfinals, 2 matches eash at Linköping Squash Center and
Norrköping Squash Center
Jeudi 4 février :
13.00-21.00
First round men, 8 matches. Glascourt Linköping Sporthall
Vendredi 5 février :
Daytime
1:st round Zack Swedish Open Women at Linköping Squash Center
16.45
Quarterfinal women. One match on the glascourt and three
quarterfinals women at Linköping Squash Center
17.30-21.30
Quarterfinal men. Glascourt Linköping Sporthall
Glascourt Linköping Sporthall Samedi 6 février :
13.00 Semifinal women
13.45 Semifinal men
15.00 Semifinal women
16.00 Semifinal men
Dimanche 7 février :
11.45 Final girls, Juniorclass Case Squash Cup
12.30 final boys, Juniorclass Case Squash Cup
13.30 Final women
14.15 Doubleexhibition
15.00 Final men
La remise des prix aura lieu juste après la finale hommes
J’étais un peu court ce
soir, j’ai pris un gros break, dont j’avais vraiment besoin,
parce que je n’avais plus du tout envie de jouer au squash, et
là, je n’ai eu que deux semaines de prépa. Je suis à 70%, mais
ce qui est extrêmement positif, c’est que j’avais terriblement
envie de gagner ce soir.
J’ai réussi à jouer au squash, j’ai réussi à rentrer mes coups,
j’ai réussi à bien bouger, même si je n’étais pas à fond, et
j’avais tellement la hargne que je savais que je pouvais gagner,
malgré tout ça…
Lui, il fait son match, un gros match, mais moi, je vais
revenir, ça c’est sûr, je ne vais pas me laisser abattre...
24 janvier 2010 -
Second Tour :
[2] Grégory Gaultier bat
[14] Miguel Angel
Rodriguez (Col)
11/8, 11/5, 11/6 (36m)
J’étais endormi
grave, j’ai très mal dormi cette nuit, et sur le court, j’avais
l’impression d’avoir la tête dans les étoiles… Enfin, j’ai fait
ce que j’avais à faire, l’important, c’est de passer. C’est sûr,
je n’ai pas joué mon top, mais bon, je vais maintenant me
préparer du mieux que je peux pour les quarts…
Miguel est très rapide, il va chercher des points, c’est
hallucinant, tu crois que tu as fini le point, et non, la balle
te revient. C’est un petit Speedy Gonzales, et en plus, il
anticipe drôlement bien, il m’a surpris de nombreuses fois…
23 janvier 2010, premier tour :
[2] Grégory Gaultier
(Fra) bat
[Q] Alan Clyne (Sco)
11/6, 11/4, 11/5 (33m)
J’ai
tellement la haine, je suis motivé comme jamais ! Je suis
reparti comme une balle…
La fin de saison était pourri, c’est clair, je me suis arrêté un
bon moment, pour penser à autre chose, je me suis entraîné
pendant 3 semaines, et là, je suis motivé de chez motivé
"L'arbitrage n'a vraiment pas été en ma faveur, vraiment
incroyable, pas un seul "no let" en ma faveur, tellement
injuste.
Je me suis senti lent dès le début, mais non, à la fin du
deuxième, je ne me suis pas fait mal, j'ai glissé, c'est tout.
Je suis très déçu, mais je ne veux plus penser à ce tournoi...
On passe à autre chose...
La
demi-finale de Greg débute en retard, le match de SHABANA et
WILSTROP ayant duré 1 heure 20mn environ.
Au tout début du jeu, Greg applique à la lettre la stratégie
mise en place en amont du match, c’est-à-dire, ne pas croiser de
balles de l’avant pour éviter les interceptions volées de ASHOUR
et de jouer le plus possible en parallèle, tout en prenant un
maximum de volées pour cantonner l’Égyptien en fond de court, et
ainsi le sortir de sa zone de confort.
Cependant, au bout de quelques échanges, on s’aperçoit que Greg
n’est pas explosif dans son premier pas, comme il l’était la
veille, ce qui fait sa force d’habitude. Du coup, il arrive plus
tard sur les balles basses de l’Égyptien, et ne peut pas contrer
efficacement.
Greg sort du schéma tactique choisi, il se met à attaquer devant
avant d’avoir suffisamment construit, il croise beaucoup trop
souvent et se fait contrer très souvent. De plus ASHOUR commet
beaucoup moins de fautes directes que lors de ses matches de
1/8ème et de ¼ de finale. Greg concède le premier jeu assez
sèchement.
Le second jeu démarre de façon beaucoup plus positive pour Greg,
il retrouve son schéma tactique, et domine le T en obligeant
ASHOUR à de nombreuses diagonales.
Puis, alors qu’il mène 9/4, Greg semble accuser la fatigue
mentale et physique que lui a imposé le match de la veille, et
petit à petit, ASHOUR remonte au score, il est dévastateur dans
ses attaques à l’avant et empoche 7 points d’affilée.
Dans le Troisième, Greg courageusement repart au combat,
s’emploie à retrouver la tactique qui lui avait permis de
neutraliser son adversaire dans le second jeu, et mène de
nouveau à la marque. Cependant, son avance est moins nette que
lors du jeu précédent, et à chaque fois qu’il prend quelques
points d’avance, ASHOUR recolle au score.
Cela se vérifie depuis une égalité à 5 partout jusqu’à la fin du
jeu. Greg, qui se fait distancer sur la fin de jeu pour se voir
mené 10/8, réussira à sauver 2 balles de match, pour provoquer
le tie-break, mais s’inclinera finalement 12/10.
La durée de son quart de finale et surtout son intensité
physique et mentale ne lui pas permis de renouveler la même
qualité de performance que la veille.
On trouvera une consolation, certes maigre, que Greg n’était
vraiment pas loin de s’imposer contre le joueur le plus
dangereux en attaque de la planète squash, alors qu’il n’a joué
qu’à environ à 75% de ses moyens.
4 novembre 09 -
1/4 de finale :
[2] Grégory Gaultier
(Fra) bat [5] Nick Matthew
(Eng)
8/11, 11/8, 2/11, 11/6, 11/4 (83m)
Le troisième était
nul, j'ai complètement perdu ma concentration. Alors,
mentalement, je l'ai planté dans la poubelle, et je suis
reparti de zéro, je savais que je pouvais le faire, je
sais que je peux tout faire, il fallait simplement que
je reste concentré....
Une fois que je me suis retrouvé en tête du 5ème, j'ai
appuyé sur l'accélérateur, sans lâcher un point. Je
voyais bien que Nick était fatigué, alors, je me suis
arraché.
Le Squash, c'est vraiment tout dans la tête, et entre
nous deux, c'est vraiment une bataille mentale à chaque
fois. Et aujourd'hui, c'est moi qui l'ai gagnée...
4 novembre 09 -
1/4 de finale :
Gros soulagement quand Greg s’impose en 5 jeux et 83mn. Le match
se termine à minuit 25 et nous commençons la récupération à
l’hôtel seulement à 1 heure du matin. La clé tiendra à la
qualité de récupération, donc sommeil et massages.
Le match démarre sur une grosse intensité, les échanges sont
très disputés, la stratégie consiste à contenir l’Anglais à
l’arrière du court pour éviter qu’il s’installe à la volée, ce
qu’il affectionne et là où il est le plus dangereux.
Dans le début de jeu, c’est Greg qui domine le T, et s’impose
devant
MATTHEW. Cependant l’Anglais est en grande forme physique, la
plupart des attaques de Greg subissent des contres
incroyablement efficaces. Malgré une avance de 3 points à 8/5,
Greg change de stratégie, attaque trop tôt quand MATTHEW est
devant lui, et il accumule les fautes directes qui lui coûtent
le jeu.
Dans le second, Greg reprend le même fil conducteur que dans le
début du premier jeu et prend le large au score. Cette fois il
serre le jeu lorsque MATTHEW fait le forcing pour recoller à la
marque, et il égalise à un jeu partout.
Mauvais début de 3ème jeu pour Greg qui accumule les fautes
directes et semble accuser un sérieux coup de fatigue. MATTHEW
en confiance, en profite et continue à mettre une grosse
pression physique, et Greg concède le jeu 11/2.
Mauvais départ de Greg dans le 4ème jeu, il semble s’enfermer
dans un même schéma tactique qui ne pose pas assez de problèmes
à son adversaire, Greg croise trop souvent, surtout en attaque,
et se fait souvent intercepter. Petit à petit, Greg retrouve les
bonnes solutions tactiques en construisant de nouveau le long du
mur, et au fur et à mesure fait reculer MATTHEW, l’éloignant
ainsi de plus en plus du T.
Les 2 joueurs semblent souffrir physiquement, les échanges étant
non seulement très longs mais aussi très intenses. Greg semble
retrouver un peu plus de fraîcheur en milieu de jeu, et malgré
la fatigue met un coup d’accélérateur pour égaliser à 2 jeux
partout.
Retour à la case départ, tout restant à faire sur le dernier
jeu. Un soulagement sur le banc Français (Matthieu BENOÎT,
Philippe MACARY, le kiné, et moi-même) lorsque nous décelons les
premiers réels signes de fatigue de MATTHEW, qui n’avait commis
que 4 fautes directes sur les 4 premiers jeux, et qui en concède
2 sur les 4 premiers points du 5ème jeu.
De plus, le plus gros du match s’étant déroulé sur le côté
revers, où jusqu’alors les deux adversaires rivalisaient de
précision en largeur de balle, MATTHEW prend l’angle du frontal
et du latéral plusieurs échanges de suite, ce qui ouvre le court
à Greg, qui l’agresse immédiatement, ce qui finit d’épuiser
l’Anglais.
Greg mène rapidement à la marque, en confiance, il attaque plus
souvent et ses coups sont plus fluides et donc plus précis.
Malgré un dernier sursaut d’orgueil de MATTHEW, l’affaire semble
entendue, tellement Greg donne l’impression de maîtriser son
sujet. Ca y est, il l’a fait, il a battu le joueur le plus
physique du monde, en remontant d’un déficit de 2 jeux à 1, ce
qui lui faisait défaut il n’y a pas encore si longtemps.
En tous cas, un match de titans.
3 novembre 09 - Huitièmes de finale :
[2] Grégory Gaultier bat [13] Ong Beng Hee (Mas)
11-4, 11-5, 11-9 (42mn)
Le match démarre sur un
rythme assez lent, Greg s’applique à trouver de bonnes
longueurs, repoussant Beng Hee sur la vitre arrière. Cependant,
la cadence du Malaisien empêche Greg d’accélérer le jeu, et du
coup, il n’a pas souvent d’ouvertures pour rentrer ses frappes
courtes, qui font d’habitude si mal à ses adversaires.
Le second jeu se passe selon le même scénario que le premier,
Greg s’impose facilement sans faire grand chose
d’extraordinaire.
Dans le troisième jeu, BENG HEE varie nettement plus les rythmes
et surprend Greg qui commet quelques fautes et se retrouve mené
au score. Il se reprendra à partir du milieu du jeu, pour, petit
à petit, refaire son retard. Le jeu s’anime sur les derniers
points du match, et Greg trouve enfin quelques bonnes attaques
et conclut 11/9.
Thierry et Greg sont donc en ¼ de finale contre les 2 Anglais,
WILLSTROP et MATTHEW. Nous nous attendons à 2 matches au
couteau, mais le moral étant au beau fixe, toutes les conditions
semblent réunies pour atteindre les demi-finales.
Dernier match de la
journée qui débute avec 30mn de retard. Greg démarre très bien
alternant d’excellentes longueurs qui lui permettent de s’ouvrir
le court rapidement ce qui lui permet de conclure tôt les
échanges en variant frappes courtes, amortis et volées amorties.
Dans le second, ILLINGWORTH entreprend de ralentir les échanges
et sort Greg du rythme qu’il avait pu imprimer dans le premier
jeu. De plus Greg perd un peu de sa longueur, et amène
l’Américain à l’avant du court avant de l’avoir décalé autant
que lors du début de match. Il s’adjuge cependant ce
second jeu sur le score de 11/8.
Dans le troisième jeu, Greg a un coup de fatigue, et pour ne
rien arranger, ILLINGWORTH rentre 6 coups gagnants de grande
qualité, et alterne ses attaques avec des balles lentes et
hautes qui empêchent Greg de mettre de la cadence.
Ayant une longueur médiocre, Greg s’emploie à revenir au score,
mais en dépit de 3 balles de jeux sauvées, il concède ce
troisième jeu sur une faute directe en amorti croisé.
Dans le quatrième jeu, Greg imprime dès le début un rythme
nettement plus soutenu que lors des 2 jeux précédents et il
retrouve la longueur qu’il possédait lors du premier jeu.
ILLINGWORTH, commence à accuser le coup, et la pression que lui
met Greg ne lui permet plus de rentrer de coups
gagnants. Le score défile rapidement et Greg empoche ce
quatrième jeu 11/3.
J'ai bien attaqué mon premier tour, j ai
essayé d'être sérieux et mettre en place mon
jeu, de m'adapter au court, je voulais bouger un
petit peu aussi.
J'ai trouvé de bonnes longueurs, aujourd'hui
j'ai bien senti la balle, je suis content les
choses se mettent en place la chaleur m'a pas
trop gêné.
Voilà en gros pour cette première journée,
Je n’arrive
sur le court vitré que lorsque Greg mène déjà
1/0 et 6/2 dans le second, ce qui ne me laisse
pas grand chose à dire sur ce match.
Le peu de match que j’ai vu, Greg semblait
dominer son sujet, sur un court vitré qui malgré
la chaleur ambiante permet quand même de rentrer
des attaques très difficiles à renvoyer à
l’avant du court.
Dans le troisième jeu, Greg n’a pas tenté de
courir inutilement sur des balles difficiles de
CLYNE, ce dernier glissant très souvent, parfois
de manière dangereuse.
Il semble que la combinaison du parquet
fraîchement peint, du sable et de l’humidité
ambiante (le court étant situé en plein air) le
rende particulièrement glissant. Espérons que la
peinture séchant chaque jour, le parquet soit de
plus en plus convenable.
Voilà pour conclure le premier jour, 50% de nos
représentants qui passent le premier tour,
satisfaction pour Renan qui bat une tête de
série, et petite déception pour Yann et Mathieu,
qui bien que outsiders sur leur match
respectifs, ont trouvé une partie de la solution
pour battre leur adversaire, une partie
seulement malheureusement.
Article l'Equipe.fr du 01/11/2009
Le
01/11/2009 à 19:30 | Mis à jour le 01/11/2009 à
22:12
Squash - Championnat du Monde - Trois Bleus
dans le coup
La
compétition a bien débuté Grégory
Gaultier, Thierry Lincou et Renan
Lavigne sont tous trois qualifiés pour
le deuxième tour. Castagnet, Balbo et
Galifi ont en revanche perdu.
Grégory Gautlier n'a pas tremblé pour son
premier tour des Mondiaux. (L'Equipe)
Dernier
Français en lice pour ce premier tour des
Mondiaux, Grégory Gaultier
n'a pas tremblé face au qualifié écossais
Alan Clyne, dominé en 27 minutes et trois
jeux (11-2, 11-5, 11-7). De quoi mettre en
confiance le tout nouveau n°1 mondial et
tête de série n°2 du Championnat.
Thierry Lincou n'a eu lui besoin
que de 32 minutes pour prendre le meilleur
sur le Pakistanais Yasir Butt, issu des
qualifications, en trois jeux (11-5, 11-7,
11-3). Renan Lavigne a
quant à lui dû lutter un peu plus face au
Canadien Shahier Razik en concédant
notamment le deuxième jeu avant de reprendre
le match à son compte et de boucler son
premier tour en soixante-et-onze minutes
(11-9, 9-11, 11-5, 11-3).
Galifi
a impressionné
C'est
fini en revanche pour Mathieu
Castagnet, battu par l'Indien
Saurav Ghosal à qui il a néamoins infligé un
11-0 dans le premier jeu. Julien
Balbo, issu des qualifications, n'a
logiquement pas fait le poids face à
l'Australien David Palmer, victorieux en à
peine plus d'une demi-heure (11-2, 11-4,
11-6). Stéphane Galifi est
passé quant à lui tout proche d'une belle
suprise en offrant une résistance incroyable
à l'Egyptien Wael El Hindi (9-11, 11-8,
11-3, 9-11, 11-6). Yann Perrin a également
donné le meilleur de lui-même pour tenter de
déstabiliser Davide Biachetti mais a
finalement chuté en quatre jeux (15-13,
11-6, 6-11, 11-2).
Grégory
Gaultier a ravi la première place du
classement mondial de squash à l'Egyptien
Amr
Shabana, qui avait tenu la tête pendant
deux années consécutives.
Le champion du
monde égyptien a occupé la tête sans
interruption depuis avril 2006, devant
son jeune compatriote
Ramy Ashour.
Gaultier, champion d'Europe en titre,
qui a remporté le
British Open
en 2007, était précédemment classé
troisième.
Le
Français
a
cependant
endossé
avec
beaucoup
de
prudence
le rôle
de
favori
des
Championnats
du
monde,
en cours
à
Koweït
City,
malgré
ses
performances
brillantes
pour se
hisser
en
quarts
de
finale.
Tête de
série no
2, celui
que l'on
surnomme
dans son
sport
"le
Français
volant"
s'est
défait
aisément
du
Malaisien
Ong
Beng Hee,
no
13
mondial,
11-4,
11-5,
11-9 en
huitièmes
de
finale,
mardi 3
novembre.
En dépit
de la
rapidité
de sa
victoire,
Gaultier,
qui
devait
rencontrer
en
quarts
mercredi
l'Anglais
Nick
Matthew
(no
5),
vainqueur
de l'Open
de
Grande-Bretagne,
assure
"qu'il
ne pense
pas
qu'il y
ait
vraiment
un
favori"
dans ce
Mondial.
"N'importe
quel
joueur
parmi
les six
premières
têtes de
série
peut
s'imposer.
Il n'y a
pas de
vrai
favori.
Je n'y
pense
pas
vraiment.
Je pense
à mon
match
suivant",
a
déclaré
Gaultier
après
son
match.
Le
joueur
d'Aix-en-Provence
tenait à
tempérer
l'enthousiasme
qu'il
suscite,
surtout
après
l'élimination
un peu
plus tôt
de l'Egyptien
Karim
Darwish,
tête de
série no
1, sorti
par l'Anglais
James
Willstrop
(no
11) en
quatre
sets,
11-7,
11-7,
3-11,
11-9.
Gaultier
a montré
en
huitièmes
un jeu
assuré
et
équilibré,
une
décontraction
et une
efficacité
dans le
déplacement.
Mais il
ne
néglige
aucun
adversaire
:
"Si
James a
gagné,
c'est
qu'il le
méritait.
Il a
très
bien
joué",
a-t-il
dit.
L'autre
Français
présent
à ce
stade la
compétition,
Thierry
Lincou
(no
8), sera
lui
opposé à
Willstrop.
Dimanche,
Grégory Gaultier deviendra le deuxième Français à accéder au rang de n°1
mondial après Thierry Lincou. Rencontre avec l’héritier d’une couronne
qui ne demande qu’à briller.
Son talent, détecté à l’âge de neuf
ans, n’est pas sans rappeler celui d’un certain Richard Gasquet. Sa
maturation, régulière, présente des ressemblances étranges avec celle
connue par Rafael Nadal. Hormis cela, Grégory Gaultier n’a pas
grand-chose à voir avec ses cousins du tennis. Et pourtant : dans un
sport qui fait soulever les foules de l’Egypte à la Chine, ce Français
de vingt-six ans va prendre la tête du classement mondial le 1 er
novembre. Sans la célébrité, l’argent et la gloire dévolus aux champions
de son espèce. Tentative d’explication.
INTERVIEW
• Grégory Gaultier, il y a vingt-six ans, vous naissiez à Epinal. Vous
reste-t-il des souvenirs de votre vie en Lorraine ? « Des souvenirs et
de la famille ! Cela fait dix ans que je n’y suis pas allé, même si j’ai
souvent pensé y retourner. Il me faudrait un peu de temps mais en ce
moment, c’est vraiment compliqué. »
• Surtout que votre actualité est plutôt chargée : finale au tournoi de
Hong Kong, première place mondiale. C’est Noël avant l’heure chez les
Gaultier ? « La première place mondiale était mon objectif depuis
longtemps. C’était logique que j’y arrive un jour ou l’autre. Gagner
Hong Kong aurait été la cerise sur le gâteau, mais j’ai dû abandonner
sur blessure en finale. Toutefois, l’IRM que je viens de passer m’a
rassuré et je serai prêt pour les Mondiaux (du 4 au 9 novembre au
Koweït). »
• Avec une idée de médaille d’or derrière la tête ? « Je veux aller au
bout de chaque tournoi. Mais il y a trop de pièges dans les premiers
tours pour que je m’avance… »
« C’est déjà une chance »
• Votre sport est très proche du tennis. Vous reconnaît-on aussi souvent
dans la rue que Roger Federer, par exemple ? « Non, ça reste minime.
J’ai une petite popularité à Aix-en Provence, parce que mon club y est
basé, et de temps en temps, chez le coiffeur ou quand je fais des
courses, des gens me reconnaissent. Mais on ne m’a encore jamais arrêté
dans la rue. »
• Côté salaire aussi, vous semblez loin du tennis… « On voyage
énormément, c’est déjà une chance. On vit avec le salaire d’un cadre et
la Fédération nous aide bien, même si, bien sûr, une reconversion sera
obligatoire pour tout le monde. »
• En France, pourquoi est-ce si rare de trouver du squash à la
télévision alors que dans certains pays, vous êtes régulièrement
diffusés ? « Je ne sais pas. Ailleurs, il nous arrive de jouer devant
des milliers de personnes. J’ai la conviction que cela pourrait se faire
chez nous, mais l’émulation n’est pas si facile à provoquer. »
• Dernier sujet sensible : l’absence de votre discipline aux Jeux
Olympiques… « Pour 2016, c’est trop tard et 2020 semble désormais très
loin pour les joueurs du circuit. C’est incompréhensible que le squash
n’ait pas encore sa place aux Jeux. Je ne veux pas fustiger le golf ou
le rugby à sept (récemment intégrés aux Jeux de 2016), mais nous
méritons d’y être autant qu’eux. »
Le 31/10/2009 à 14:00 | Mis à jour le
31/10/2009 à 14:51
Squash - Championnat du Monde - Gaultier : «
Un truc de fou »
Squash - PSA : Gaultier sur le toit du monde
Grégory Gaultier débute
dimanche les Championnats du monde au
Koweït. Deux fois finaliste (2006, 2007), le
joueur basé à Aix-en-Provence les disputera
avec une toute nouvelle étiquette de numéro
1 mondial. Un rang convoité depuis bien
longtemps comme le montre cette vidéo.
«J'avais
déjà revu ces images mais ça fait toujours
bizarre, commente-t-il aujourd'hui à
bientôt 28 ans. Depuis l'âge de 10-12
ans, je savais ce que je voulais. Même si la
dernière marche s'est fait attendre, à 23
ans, j'étais déjà dans le top 3 mondial.
Aujourd'hui, c'est un soulagement. Je me
sens libéré et je joue super bien. Je suis
sur un nuage, c'est un truc de fou.»
L'émotion est forte.
«J'ai
plein d'autres objectifs»
«Le
classement est affiché dans la salle
d'entraînement et c'est vrai que de
s'imaginer que dans le prochain, mon nom
sera tout en haut, ça fait bizarre,
confie celui qui succède à Thierry Lincou,
n°1 planétaire en janvier et février 2004 et
durant toute l'année 2005. Quand j'ai
réalisé que c'était bon, j'ai eu les larmes
aux yeux. Devenir n°1 mondial, c'est un rêve
de gamin et ça passe par tellement de
sacrifices. Après, même s'il faut savourer,
on ne peut pas se permettre de rester
là-dessus et continuer à avancer. J'ai plein
d'autres objectifs.»
Et
notamment le titre mondial à la fin de la
semaine, comme Lincou en 2004. «Je ne
veux pas y penser, tempère Gaultier.
L'année dernière j'ai cru que j'allais aller
en quarts de finale les doigts dans le nez
et je me suis fait éliminer avant (en
huitièmes, par l'Anglais Adrian Grant).
Le niveau est tellement élevé désormais avec
des mecs qui ont les dents longues qu'il
faut aborder chaque match comme une finale
dès le premier tour.» Issu des
qualifications, l'Ecossais Alan Clyne (n°92)
sera le premier à en faire l'expérience.
Thierry Lincou (n°8),
RenanLavigne
(n°38), Julien Balbo
(n°53), Yann Perrin (n°68)
et Mathieu Castagnet (n°65)
sont également en lice.
Australie, Pakistan,
Angleterre, Egypte... et
maintenant la France !
Avec Grégory Gaultier,
successeur de Thierry
Lincou au rang de n°1
mondial, le squash
tricolore devient la 4e
nation à parvenir à
placer l'un de ses
représentants au sommet
de la hiérarchie
planétaire. A 26 ans,
l'Aixois d'adoption veut
y voir une première
consécration à l'heure
d'aborder dimanche, au
Koweït, un championnat
du monde individuel,
dont il a déjà été
finaliste à deux
reprises (2006 et 2007).
Grégory,
que représente pour vous
cette accession au rang
de n°1 mondial, une
consécration qui se
refusait à vous depuis
plusieurs saisons ?
Disons que ça représente
plus une belle
récompense, une étape
importante plutôt qu'un
aboutissement parce que
la route est encore
longue, elle n'est
certainement pas
terminée. J'ai pu
savourer l'évènement
durant quelques jours au
retour de Hongkong, mais
il a fallu tout de suite
reprendre le chemin de
l'entraînement parce
qu'il y a de gros
tournois jusqu'à Noël,
de gros points à aller
chercher et il ne va pas
falloir chômer d'ici là.
La clé de cette
accession au sommet de
la hiérarchie mondiale,
n'est-ce pas finalement
d'avoir sur ne pas en
faire une obsession ?
Ça faisait quand même
trois ou quatre ans que
je tournais autour à
être classé n°3, puis
n°2 mondial et au bout
d'un moment, je dois
dire, c'est vrai, que ça
devenait un peu agaçant
de courir toujours
après. Le temps passait
et cela me mettait un
peu plus de pression,
donc c'est quelque part
aussi un réel
soulagement, je ne le
cache pas, mais aussi et
surtout un encouragement
pour me donner encore
plus de confiance et
d'envie de jouer.
"Les JO, on finit
par se demander si on y
parviendra un jour"
C'est aussi une belle
reconnaissance pour
l'ensemble du squash
français après Thierry
Lincou, qui avait était
le pionnier en son temps
(n°1 en 2004 et 2005)...
Ça a fait d'une certaine
façon un effet boule de
neige, dont j'ai profité
après Thierry et
j'espère que derrière,
il y aura aussi une
relève pour que ça ne
soit pas qu'un feu de
paille. C'est important
pour notre sport.
Dans cette optique,
la récente décision du
Comité international
olympique (CIO) de
refuser une nouvelle
fois au squash l'entrée
au programme olympique
est une grosse
désillusion (*)?
C'est d'autant plus
décevant que c'est la
deuxième fois de suite
que le squash est
recalé. La première
fois, ça s'était joué à
peu de choses parce
qu'on était parvenu à
atteindre le deuxième
vote avec une position
de favori et au final,
ils n'avaient accepté
l'entrée d'aucun sport.
Cette année, ils
choisissent une
discipline
ultra-professionnalisée
(le golf) et le rugby à
sept, que je ne connais
même pas, excusez-moi,
mais je n'en avais
jamais vu, ni même
entendu parlé. Le CIO a
fait son choix, manque
de chance, nous n'y
sommes pas. Ça aurait
été un boost énorme, on
le sait, pour notre
discipline, mais il faut
faire avec et continuer
à faire de notre mieux
pour développer notre
sport. Ça ne me
concernera plus, mais
espérons qu'un jour ce
sport devienne
olympique. Il le mérite.
Sans les Jeux, le
squash ne peut pas
sortir de son anonymat
selon vous ?
En tout cas, 2012, à
Londres, ça aurait été
déjà un formidable coup
de projecteur avec une
équipe d'Angleterre très
forte, un pays où la
discipline est
énormément pratiqué
aussi. Ce ne sera pas
non plus pour 2016,
malgré les efforts de la
fédération
internationale, qui a
bataillé ferme pour
arriver à convaincre. On
finit pas se demander si
on y parviendra un
jour...
Raison de plus pour
briller dans les
prochains mois. Où en
êtes-vous physiquement
après votre abandon lors
de cette finale à
Hongkong, synonyme
d'accession au rang de
n°1 ?
Tout est rentré dans
l'ordre. Ce n'était rien
de grave. Tout est lié à
mon changement de genre
de semelles
orthopédiques en mai
dernier. Depuis,
j'enchaînais des
problèmes d'ampoules
sous les pieds et un
autre, récurrent, au
niveau du quadriceps.
J'avais beau me faire
traiter par mes osthéo,
ils ne comprenaient pas
parce que j'étais en
place au niveau
structure. A Hongkong,
on a fini par découvrir
que ces semelles étaient
en cause en créant un
décalage au niveau du
bassin très important,
qui m'obligeait à forcer
plus sur une jambe
qu'une autre. Donc je
suis rentré en France,
j'ai refait d'autres
semelles avec mon
podologue, passé une IRM
de contrôle, qui n'a
rien détecté.
On imagine que c'est
très rassurant pour
l'avenir et dans
l'optique de la défense
de votre nouveau rang...
Je ne voulais pas me
mettre en l'air en
finale à Hongkong, où
j'avais ressenti la
douleur dès le deuxième
jeu et je m'étais
accroché pour le gagner.
Ça ne servait à rien
d'aller au bout,
d'autant que je ne peux
pas prétendre gagner sur
une jambe face à un mec,
qui est top 5 mondial.
Donc, oui, au final,
c'est vraiment
rassurant, parce que
j'avais les boules avec
cette perspective de
quatre gros tournois à
disputer jusqu'à Noël.
Il suffit d'une
blessure, je loupe un
mois et je dégringole
n°5 mondial. Et tout est
à refaire ensuite sur
une saison. Je sais ce
que c'est, j'ai eu des
entorses, qui m'ont
immobilisé deux ou trois
mois et qui m'ont mis
des saisons en l'air.
Batailler une
demi-saison pour rester
dans le Top 4 pour tirer
ensuite un trait sur la
seconde, je sais ce que
c'est.
"Qu'une chose en
tête, m'occuper de mon
squash"
Cette place de n°1,
n'est-ce pas aussi
justement le fruit d'une
nouvelle maturité dans
l'approche de votre
discipline, de vos
objectifs tout au long
de la saison ?
J'ai réussi à mieux
aménager mon programme
et mes entraînements. Du
coup, je me fais
accompagner en tournois
par un préparateur, en
tout cas sur les plus
gros, soit environ six
ou huit rendez-vous dans
l'année, il y a une
équipe, qui est derrière
moi en plus de la
structure fédérale, et
on arrive à faire en
sorte que je sois à la
fois plus performant en
tournois tout en étant
moins blessé parce qu'on
fait beaucoup de
préventif. Au final, je
n'ai personnellement
qu'une chose en tête,
m'occuper de mon squash
et être sérieux à
l'entraînement. Tout le
reste, ce n'est pas moi,
qui gère.
De quoi aborder ce
Championnat du monde
individuel en pleine
confiance. Au-delà d'un
Amr Shabana, qui semble
renaître, quels seront
vos rivaux au Koweït
tout cette semaine ?
Shabana a l'air, c'est
vrai, en forme après un
début de saison très
mauvais, marqué par une
petite blessure au
genou, où il n'était pas
dedans. Après une grosse
contre-performance en
Egypte avec un quart de
finale, il a su élever
son niveau aux par
équipes (Mondiaux),
surtout en finale, où
Thierry (Lincou) était à
deux doigts de gagner,
mais le mec a su saisir
une petite faille, une
seule. C'est un vrai
champion, il n'a pas été
par hasard n°1 mondial
par hasard et trois fois
champion du monde. Ce
genre de joueurs, quand
on peut enfoncer le clou
et gagner un match, on
ne peut pas se permettre
de leur laisser le
moindre petit espoir
pour revenir dans la
partie parce qu'il
s'engouffre dedans et on
se retrouve dans un
match piège.
Comment aborder ces
championnats du monde,
où la densité ne semble
offrir désormais aucune
place au répit ?
Il y a deux ou trois
ans, j'arrivais en
tournoi, les premier et
deuxième tour
s'enchaînaient et
j'arrivais en quarts les
doigts dans le nez.
Avant même les tournois,
je me projetais déjà en
quarts de finale.
Aujourd'hui, le niveau
s'est tellement
resserré, je vais jouer
le n°20 mondial, il va
être mort de faim et il
va vouloir me taper.
Donc la préparation,
elle est la même au
premier tour qu'en
finale, sans
sous-estimer ces
premiers rendez-vous
sous peine de tomber
dans des matches un peu
piège. Il faut éviter
d'y perdre de l'influx
et surtout préparer
chaque match à la fois
tactiquement et
psychologiquement.
Débarquer sur ce
tournoi avec cette
étiquette de n°1 et
d'homme à battre, vous y
êtes prêt ?
Comme je l'ai dit, je
suis soulagé. C'est un
objectif atteint, je ne
me prends plus la tête
et ça ne fait que
décupler mon envie de
jouer. Et généralement,
quand j'ai cette envie,
je suis extrêmement
relâché et je joue mon
meilleur squash. Ce
championnat du monde, je
le prends comme un
tournoi comme un autre
pour éviter de me mettre
de la pression. Seul mon
premier match compte,
pas question de voir
au-delà pour valser en
huitièmes de finale
comme l'an dernier. Je
serai là-bas pour aller
le plus loin possible.
(*) Le 9 octobre
dernier, le CIO
choisissait d'intégrer à
compter des JO de Rio en
2016 le golf et le rugby
à sept au programme des
disciplines olympiques.
Suite au tournoi de Hong-Kong de ce week-end où il
accède à la finale face à l’égyptien Amr SHABANA,
Grégory GAULTIER deviendra N°1 mondial au 1er novembre
prochain.
C’était son objectif affiché depuis plusieurs mois et
après une ascension régulière, Grégory vient rejoindre
Thierry LINCOU (ex N°1 mondial) dans l’histoire du
squash français.
La France est la 4ème nation au monde ayant eu deux N°1
mondial.
La prochaine échéance pour les joueurs de l'Equipe de
France masculine sera le Championnat du Monde individuel
au Koweït du 4 au 7 novembre 2009.
Squash : l'Aixois
Grégory Gaultier nouveau N° 1 mondial
Publié
le lundi 19 octobre 2009 à 10H00
L'Aixois n'est pas rassasié
Après le Marseillais Thierry Lincou, N.1 mondial
en 2004 et 2005, l'Aixois Grégory Gaultier s'est
assis à son tour sur ce fauteuil tant envié.
Photo Guillaume Ruoppolo
Il est très tard hier lorsque, à l'autre bout du
monde, Grégory Gaultier décroche son téléphone.
Harassé par cinq jours de compétition intense à
Hong-Kong, handicapé par une blessure
pernicieuse à la cuisse qui l'a contraint à
abandonner en finale, l'Aixois range ses
raquettes et ses affaires avant de regagner la
France, aujourd'hui.
Malgré la fatigue, il savoure un nouveau bonheur
: celui d'être N.1 mondial. Une performance
rendue possible par ses somptueuses performances
et la défaite en demies du désormais ex-patron
du squash planétaire, l'Égyptien Karm Darwish.
Après le Marseillais Thierry Lincou en 2004 et
2005, voilà un autre Provençal sur le toit du
monde!
Après le Marseillais
Thierry Lincou, N.1
mondial en 2004 et 2005,
l'Aixois Grégory
Gaultier s'est assis à
son tour sur ce fauteuil
tant envié.
Photo Guillaume Ruoppolo
"C'est un rêve !"
"C'est beau, c'est un rêve qui s'accomplit,
confie Gaultier. Samedi, lorsque je l'ai appris,
c'était un peu l'euphorie. J'ai atteint l'un de
mes objectifs." Insatiable, il caresse d'autres
rêves, entend voguer vers de nouveaux objectifs
en cette fin de saison brûlante. "Je suis déjà
dans la préparation des championnats du monde où
je vais tenter de décrocher le titre,
assène-t-il posément. Même si cela fait quatre
ans que je cours après, je ne vais pas me
satisfaire d'être N.1. Cela va me relâcher,
plutôt que me mettre une pression
supplémentaire."
Son échec en finale du tournoi chinois lui reste
pourtant en travers de la gorge. Il a du mal à
digérer les raisons de cette défaite face à
l'Égyptien Shabana (11/8, 9/11, 11/3, 5/2 ab.).
"J'ai commencé à sentir une douleur dans le
deuxième jeu, raconte Gaultier. J'ai disputé le
troisième, mais je ne pouvais plus jouer. J'ai
été obligé de jeter l'éponge. En fait, j'ai eu
mal à partir des quarts. Mais je me suis
arraché. Hong-Kong, c'est un gros tournoi !"
Depuis quelques mois, Gaultier fait fi de sa
souffrance. Il ne peut plus l'ignorer alors que
pointent les quatre ultimes rendez-vous de la
saison, dont le championnat du monde, au Koweït,
à partir du 1er novembre. Dès son retour, il va
passer une IRM. Son ostéopathe "a cerné le
problème", explique Gaultier. Et d'ajouter:
"Cela doit provenir des semelles orthopédiques."
Cela ne va pas l'empêcher de défendre chèrement
son nouveau statut.
Par Fabrice Lamperti
( flamperti@laprovence-presse.fr )
18 octobre 09 - Finales : Amr Shabana bat
Grégory Gaultier
Si l'on veux comparer avec le dernier match
que nous avons joué, c’était à Odense, aux Monde
par Equipe, le court était beaucoup moins bon,
la balle rebondissait partout. Alors qu’ici,
c’est génial, tu peux vraiment jouer au squash….
J’étais bien en jambes aujourd’hui, le match de
Shabana m’a inspiré. Pierre [Canto, son ostéo]
me faisait remarquer à quel point même un shot
maker comme lui repose son jeu avant tout sur
les basiques, c'est-à-dire, de bonnes longueurs,
avant de tenter de rentrer des coups…
Aussi, si le match de James contre Ramy hier a
dû l’épuiser plus mentalement qu’autre chose,
mon match hier contre Thierry m’a énormément
aidé, parce que comme on a joué à un rythme très
élevé, aujourd’hui, ce n’est pas que c’était
facile, non, mais cela m’a paru lent comparé à
hier, et j’ai trouvé que James avait du mal à
bouger. Là encore, je pense qu’il paye son
premier tour contre Beng Hee, où il est resté
très longtemps sur le court. Et même s’il a très
bien joué contre Stewart et Ramy hier, je pense
qu’il paye aujourd’hui son premier tour…
Je suis content, je joue bien, je ne me prend
pas la tête, tout me paraît simple. Je retrouve
bien mes sensations, je retrouve le plaisir de
jouer mon squash, et tous mes coups passent…
Tout le boulot qu’on fait avec Pierre et mon
équipe paye, eux, ils me préparent ma tactique,
et moi, je n’ai plus qu’à l’appliquer.
Mais bon, le tournoi n’est pas fini, c’est ma
troisième final avec Shabana ici. Et d’ailleurs,
quand je suis arrivé, je l’ai vu, et il m’a dit,
« on se retrouve en finale Inch’Allah »…
17 octobre 09 - Demi-finales :
[2] Grégory Gaultier (Fra)
bat
[8] James Willstrop (Eng)
11/3, 11/8, 11/5 (47m)
16 octobre 09 - quarts :
[2]
Grégory Gaultier bat [6] Thierry Lincou
11/5, 4/11, 11/6, 11/4 (60m)
16 octobre 09 - quarts :
Grégory Gaultier bat Thierry Lincou
Au 4ème, il fait deux fautes alors que je
mène 4/1, et cela me permet de me détacher. S’il
ne les fait pas, il peut recoller au score, et
là, tout est possible pour lui.
Au second, j’ai eu un gros coup de pompe, alors
qu’au premier, j’ai très bien joué, et je pense
que je me suis un peu relâché au second, et il
m’a promené au score. Alors je suis bien remonté
à la volée, et je récupère le contrôle comme ça.
C’était un super match, je pense sans doute l’un
de nos meilleurs, c’était super clean, fair, il
n’y a pas eu de contact. On a tous les deux
défendu notre beefsteak, mais on était fluides
et solides tous les deux.
Je suis content de ma performance, je monte en
puissance au fur et à mesure du tournoi, je vois
mieux la balle, et je sens de mieux en mieux la
raquette. Demain, un nouveau court, on va
essayer de prendre des repères demain en
practice…
15 octobre 09 - Second tour :
[2] Grégory Gaultier
bat
[9] Adrian Grant 11/5, 16/14, 7/3 rtd (87m)